Député des Hauts-de-Seine (le Monaco parisien), là même où le pouvoir d'achat n'a pas besoin de baguette magique, Frédéric Lefebvre en charge de
l'économie au groupe UMP à l'assemblée nationale, explique que les 35 heures sont la faute de cette baisse. Le système d'exonération de charges sociales tire lui aussi les salaires vers le bas.
Et que fait Sarkozy ? Il cherche à séduire le cac40 avec des mesures fiscales taillées sur mesure pour les maîtres du monde économique.
Aux exclus des palais, une prime à la cuve , une hausse de 3% de l'allocation logement. Beaucoup sont chauffés à l'électricité, beaucoup, à cause de
quelque euros de plus non pas le droit à une aide au logement. La baguette magique a fonctionné pour une personne, le président de la République, + 172%....
Mercredi 28 novembre 2007
Un dimanche soir, deux jeunes sur une mini moto, un voiture de police, le choc. Éclat de choc sur la voie publique. Qui est
responsable ? Les parents, de ne pas tenir leurs enfants ? le vendeur de mini moto ? la police qui ne laisse pas un numéro de téléphone pour expliquer le comment du pourquoi.
Depuis 2005, les banlieues sont au bord du gouffre. Depuis cet électrochoc, de grands discours ont été fait, Sarkozy lui même n'est plus le bienvenu sur une dalle. Quoi de plus normal, à tout
répressif, dépressif est le public. Même si à la fin des émeutes de 2005, un véritable plan de sauvetage avait été mis en place, il faut du temps. Nous ne pouvons pas demander à la face du monde
de changer en cinq minutes sous prétexte qu'une personne le souhaite. Il faut outre des moyens, laisser du temps, de la chance et surtout la confiance s'installer.
Les jeunes des quartiers abandonnés ne se retrouvent pas dans cet homme qui fonctionne au tout répressif. Transposons le gouvernement à l'image d'une famille. Sarkozy père en voyage d'affaire
laisse tout le monde à la maison. A peine en Chine, les gosses font les cons sur la mini moto. Plaf c'est le drame, une voiture de police les percute et les laisse sur le trottoir. Les copains
s'énervent, les occupants de la voiture sont partis sans rien faire. Il est peut être normal de vouloir répondre à ceci même si la mini moto est en cause.
Que fait la mère -MAM- ? rien, elle laisse le bruit courir. Que fait le tonton -Fillon- ? rien il laisse courir. Que fait la cousine -Fadela Amara- ? rien. On laisse faire, le chef de famille
n'est pas là. « De toute façon vous êtes nuls » a t-il dit en partant. A trop répéter que cette famille est nulle, incompétente, que seul le chef de famille est responsable et capable,
voilà ce qui arrive. Ca brûle.
Tous des nuls ? et si le nul n'était pas celui à qui on pense. Et si il n'était pas si nul que ça qu'un policier joue au foot avec des gosses, et si il n'était pas si nul que ça qu'un policier
explique la démocratie, et si nous donnions un autre visage de la police, des droits et des institutions. Et si...et si...demain il sera peut être -sûrement- trop tard, ici, ailleurs,
là-bas.
Les droits de l'homme n'existent pas, Taïwan peut revenir dans la très démocratique Chine, les référendums c'est pour ces républiques, celles qui se
disent démocratiques, où l'avis du peuple à un droit d'être.
Ceci n'est pas la vue de Nicolas Sarkozy, qui pour 20 milliards d'euros d'avion, de centrales nucléaires brade les droits de l'homme et les droits de votes.
Ce soir, nous avons tous perdu quelque chose, la fierté d'être du pays des droits de l'homme.
Triste histoire, sordide personnage, un étudiant en médecine pour cause de rupture amoureuse a tué de trois balles dans la tête dans la nuit de jeudi
à vendredi son ancienne amie.
Que peut passer dans la tête d'une personne à cet instant ? Je n'ose imaginer, pense t-il que c'est comme dans un jeu vidéo, -aller, je te demande pardon- c'était pour rire –
Je ne comprendrai jamais ces actes lâches.
Avec sa petite phrase sur les musulmans, son discourt à Dakar, avec la non présentation du référendum européen au peuple,
l’idée qu’un pays sans possibilité de vote des citoyens c’est le rêve.
Avec l’envie de casser le modèle social français, avec l’envie de gérer les médias, avec l’envie de privilégier les droits du dollar aux droits de l’homme, avec l’envie de s’auto augmenter de
170% alors que la première préoccupation des ménages c’est le pouvoir d’achat.
Avec ces envies la, pour l’instant nous ne sommes pas vraiment fiers d’être français.
Un monde où les travailleurs n’ont plus leur mot à dire, un monde où le patronat a le droit de vie et de mort sur ses
travailleurs. Un monde où nous sommes asservis à un seul et même homme, lui-même aux ordres de l’économie mondiale.
Un monde où le droit de vote n’existe plus, un monde où le droit d’expression est interdit. Un monde où le droit des affaires prime sur celui des droits de l’homme. Un monde où seulement 50
personnes sur cette terre se partagent la totalité des richesses.
Un monde meilleur pour eux, un monde pire pour nous. Un monde où les citoyens seront systématiquement condamnés sans aucune forme de justice. Un monde, le leur, une planète, la
nôtre.
Vendredi 23 novembre 2007
Il y a quelques semaines une plainte était déposée contre Donald Rumsfeld, ancien secrétaire américain à la défense par des
associations de défense des droits de l’homme. Plainte pour crimes présumés commis dans le camp de détention américain de Guantanamo et en Irak dans la prison d’Abou Ghraïb. Le parquet de Paris a
donc classé sans suite cette plainte. Au titre de Donald Rumsfeld bénéficie d’une immunité pénale coutumière non écrite, accordée internationalement aux chefs d’État, et ministres des affaires
étrangères même après avoir quitté leurs fonctions.
La fédération internationale des droits de l’homme explique « stupéfaite d’une argumentation aussi erronée »dans un
communiqué que l’immunité coutumière n’existe pas en droit international. C’est la cinquième plainte contre Rumsfeld depuis 2001 (deux en Allemagne, une en Argentine et une en Suède,) sans aucune
suite. La France est compétente juridiquement pour instruire cette plainte.
Quel pays va osez attaquer les États-Unis, bulldozer de guerre, qui va osez leur tenir tête et appliquer enfin comme il a été
fait en ex-Yougoslavie une enquête et un jugement des faits odieux commis en Irak et sur la base de Cuba. Surment pas la France, depuis peu, grande amie des États-Unis. Nous ne pouvons pas être
caution de ça ! nous somme les pays des droits de l’homme et non pas des droits économico-politiques.
Vendredi 23 novembre 2007
Un article de Marianne à paraître samedi explique que
Nicolas Sarkozy alors ministre des Finances était informé des retraits en liquide des comptes de l’UIMM (patronat de la métallurgie et fédération du Medef) par Denis Gautier-Sauvagnac.
Ces retraits effectués à la BNP Paribas se montent à 7000 000 euros en 2000, 900 000 euros en 2001, 700 000 euros en 2002, 600 000 euros en 2003 et 300 000 euros de janvier à mai 2004. Dès le
printemps 2004, la cellule antiblanchiment d’argent du ministère des Finances – Tracfin — est saisie par la BNP.
En juin 2004, le directeur adjoint de Tracfin informe le cabinet de Nicolas Sarkozy. Silence radio. Sûrement occupé à réduire le train de vie des Français. En septembre de la même année nouvelle
demande de Tracfin affin de transmettre le dossier à la justice. Réponse de Nicolas Sarkozy : mettre le dossier en attente.
En 2005, Thierry Breton nouveau ministre des finances nommé après le court passage d’Hervé Gaymard (qui perd ses 600m² aux frais des citoyens), donne la même consigne que
Nicolas Sarkozy. Ce n’est que cette année, en septembre que le ministère donne son accord pour transmettre à la justice le dossier.
Une fois l’élection passée, une fois que Nicolas Sarkozy a eu le pouvoir. Et pendant ce temps-là, le pouvoir d’achat lui reste dans les caisses de l’état et des amis de Sarkozy. Pendant ce
temps-là, nous devons faire des efforts et ne rien dire des agissements du gouvernement. Nous sommes peut-être sur la même planète, mais nous ne sommes pas du même monde.
Rebondissement dans cette sordide histoire, Hugo Chavez, après avoir fait espérer la famille d’Ingrid Betancourt d’une possible preuve de vie, se voit
retirer des négociations par le président colombien.
Dans la foulée, Nicolas Sarkozy intervient. Dans la suite logique, de la libération des infirmières bulgare, le président de la République, va porter
haut le drapeau tricolore sur le tarmac de Bogota. Depuis quelque temps, il apparaît que la politique est devenue spectacle et tricherie.
Nous espérons vraiment qu’Ingrid Betancourt soit en vie et bientôt libre, mais il ne serait pas étonnant et si c’est le cas c’est ignoble qu’un petit
arrangement entre états soit la clé d’une libération et d’un nouveau traitement médiatique sur mesure pour un président français.
Ni Nicolas Sarkozy, ni son entourage, ni le service de presse de l’Élysée n’ont démenti les propos du président de la République sur les musulmans et
le vote des citoyens sur le –nouveau- traité européen. Qui dit mots consent.